Colocation trentenaire : comment se lancer ?

Vous avez la trentaine et envisagez la colocation ? Vous n’êtes pas seul. 

Aujourd’hui avec la hausse des prix de l’immobilier et un marché du travail qui favorise la mobilité professionnelle : il n’est pas rare de se retrouver face au mur, avec la perspective d’habiter seul dans un petit studio hors de prix. Qui s’en réjouirait ?

Ainsi, lorsque l’on vit au sein d’une ville où on n’a pas encore tissé un réseau social étoffé, ou que l’ensemble de nos amis sont installés en couple : la colocation trentenaire reste une solution très sérieuse, pour habiter de façon conviviale, pratique et économique. 

Pourquoi rien ne vaut la colocation trentenaire ?

La colocation serait réservée aux étudiants ? Il n’en n’est rien et nous allons vous le prouver !

Parce que rien ne vaut d’avoir un ou une amie à la maison pour partager les bons moments du quotidien et se soutenir dans les moins bons.

Parce qu’on n’a suffisamment pas vécu dans 17 mètre carré, pendant des années, pour avoir le droit, passé 30 ans, de vivre dans un appartement spacieux qui permet de recevoir des amis à dîner, sans asseoir tout le monde par terre.

Parce que le couple n’est pas la garantie du bonheur et ça quand on a la trentaine, on l’a bien compris. Améliorer sa santé ou travailler sur son épanouissement personnel sont autant de sujets importants à 30 ans. Et typiquement vivre seul n’est pas toujours vecteur d’épanouissement.

Parce qu’à trente ans, on pense un jour à investir dans la pierre, donc réduire aujourd’hui ses frais de logement reste une excellente façon pour économiser pour avoir un jour un apport pour acheter (ou tout autre projet qui vous tient à cœur).

Comment réussir votre projet de colocation ?

Le point le plus important dans le succès d’un projet de colocation trentenaire est le choix de la (ou des) personne(s) avec qui vous habitez.

L’affinité n’est pas un sujet à traiter à la légère car vivre ensemble reste un exercice périlleux. De la même façon que pour un couple, nous ne sommes pas faits pour vivre avec tout le monde. Et avoir des hobbies communs peut aider mais ne suffit pas à garantir le bonheur de vivre ensemble. Il faut prendre le temps de comprendre la personnalité de l’autre pour être certains de votre compatibilité.

Autre sujet important le choix de l’appartement : tous les appartements ne sont pas forcément adaptés à la vie en colocation.

Par exemple, des chambres en « enfilade » ne permettent pas de disposer de son intimité et peuvent être source de nombreux conflits. D’autre part l’absence de salon, pour réduire les frais, est une stratégie très économique, mais court-termiste. Elle ne favorise pas la création de liens amicaux entre les colocataires et peut rapidement tourner au fiasco. Le risque étant que la colocation se transforme rapidement en dortoir anonyme.

Enfin il est crucial d’anticiper soigneusement les conditions de la vie en colocation :

  • Quelles seront les règles de vie commune : invitations de personnes extérieures, gestion du bruit, règles concernant la vie amoureuse
  • Quel sera le fonctionnement de la colocation pour les tâches quotidiennes : répartition des tâches pour le ménage, ou les courses par exemple

N’hésitez pas à réfléchir honnêtement à ce qui vous tient à cœur et à l’exprimer clairement en amont à vos futurs colocataires. Il peut être également pertinent de prévoir un RDV récurrent avec vos colocataires pour passer du temps de qualité ensemble et échanger, si besoin, sur les problématiques du moment.

Comment devenir colocataire ?

Pour devenir colocataire dans une colocation trentenaire, plusieurs solutions s’offrent à vous, réfléchissez soigneusement à celles qui vous correspondent le mieux avant de vous lancer.

Tout d’abord, vous pouvez être propriétaire ou locataire

Rien ne vous empêche d’acheter un appartement à votre nom et de louer une chambre (dans votre appartement) pour vivre en colocation.

Si vous ne le souhaitez pas, ou ne le pouvez pas, il est évidemment également possible de louer ensemble un bien immobilier.

À noter certains font même le choix d’acheter un appartement avec leurs colocataires. C’est une solution maligne mais réservée à des colocataires qui ont déjà l’expérience, depuis un certain temps, de la vie commune.

Une autre solution consiste à rejoindre une colocation déjà créée. Cette solution offre l’avantage de ne pas avoir à traiter le sujet de l’appartement, mais l’inconvénient de passer beaucoup de temps « en castings » pour être recruté dans une colocation. Par ailleurs, vous arrivez dans une structure existante, qui fonctionne déjà avec ses propres règles, et ses propres habitudes. Il vous faudra donc impérativement vous adapter. Cette méthode ne permet donc pas totalement d’avoir un mode de vie à l’image de vos attentes spécifiques.

Pour correspondre en totalité à vos attentes et à votre besoin : le mieux reste donc de créer sa propre colocation.

Pour se faire, il vous faut dans un premier temps : trouver vos futurs colocataires. La première solution est de solliciter votre réseau personnel en questionnant autour de vous ou d’annoncer votre recherche sur les réseaux sociaux. Lorsque vous avez trouvé votre ou vos futur(s) colocataire(s) lancez la recherche d’appartement selon le budget dont vous disposez et la zone géographique choisie.

Si cet exercice vous semble difficile à faire seul : inscrivez-vous à notre newsletter en bas de cet article et intégrez la communauté Easy Sweet Home. Nous vous aiderons à rencontrer les personnes qui vous correspondent.

Et si vous êtes toujours réticent ?

Malgré tous ces arguments, vous avez un doute sur la colocation trentenaire ? La peur de ne pas aimer la vie en communauté reste tenace ? Ou la peur du jugement de votre entourage peut-être ?

Si l’engagement vous fait peur plusieurs solutions : prendre une solution temporaire dans un premier temps (remplacer un coloc absent), rencontrer des colocataires (c’est bien souvent une personnalité ou un profil qui nous donne envie de vivre ensemble.) et vous pouvez enfin toujours tout à fait signer un engagement plus court grâce aux baux meublés par exemple (d’une année seulement).

Enfin pour l’image que peut renvoyer le fait de vivre en colocation : gardez à l’esprit également que 1 Français sur 2 pense que la colocation est une solution séduisante et/ou d’avenir (étude CAS pour Guy Hoquet 2014).

Alors si vous souhaitez écrire l’avenir : laissez tomber vos 17 mètres carrés !