Colocation senior : comment se lancer ?

Loin de l’image de l’aide à domicile qui procure les soins d’une personne malade, la colocation est aujourd’hui une solution qui a le vent en poupe. Elle est choisie par de nombreux jeunes retraités ou moins jeunes.

Ce mode de vie, finalement pas si novateur, prône le vivre ensemble avec ou sans brassage de génération. Et cela, on n’a pas attendu 2019 pour l’inventer ! Mais aujourd’hui, avec la perte potentielle du conjoint, l’éloignement des enfants et la réduction de l’autonomie, un sentiment d’isolement peut naturellement se ressentir.

Ainsi la colocation senior, c’est l’idée parfaite pour ceux qui souhaitent vivre mieux. Tant d’un point de vue humain que financier et dans un esprit convivial et bienveillant.

deux personnes qui vivent en colocation senior

Les bonnes raisons de se lancer en colocation senior ?

La colocation peut apporter une somme d’avantages non-négligeables, qui vous ferons vous demander, pourquoi vous n’avez pas essayé plus tôt. En voici une liste non-exhaustive :

– Le premier point crucial, et le plus cité par les retraités qui vivent en colocation est le fait de briser la solitude. La colocation contribue et aide à recréer un tissu social au plus proche de soi.

– Autre point très cité par les personnes vivant est colocation : la solidarité. Être en colocation présente l’avantage de vivre avec un (ou plusieurs) proches bienveillants avec qui il est possible de se serrer les coudes.

– En colocation on peut également partager. Vivre ensemble signifie partager ses goûts et ses hobbies, son expérience ou ses compétences. Et quoi de plus intéressant que de découvrir, en retour, de nouveaux domaines et savoirs ? Ce sont les petits plaisirs (comme cuisiner ensemble) qui rendent le plus heureux. 

– Point crucial la colocation garantie une meilleure qualité de vie : en effet être deux pour partager les frais du loyer et des charges représente un allègement considérable de ce poste de dépense. Et si vous êtes propriétaire de votre logement le complément de revenu apporté par votre locataire colocataire peut vous permettre d’ajouter quelques extras au quotidien.

– Enfin le dernier point important en colocation est la sécurité. En votre absence ou même en votre présence, votre logement est également occupé par quelqu’un d’autre. Ainsi durant vos vacances la présence de votre colocataire réduit fortement le risque de vols et en votre présence en cas de problème ou d’incident (chute difficile) vous n’êtes pas seul pour résoudre la situation.

partager ses loisirs quand on vit en colocation senior

Quel type de colocation envisager ?

Cela vous surprendra peut-être, mais plusieurs solutions s’offrent à vous pour devenir colocataire.

Tout d’abord la première question à vous poser est : souhaitez-vous vivre avec une personne de votre génération ou une personne plus jeune ? Il est tout à fait envisageable de vivre avec un étudiant ou un jeune actif. Ce sont les modèles de colocation les plus médiatisés. Mais loin de convenir à tous, cette solution n’est pas forcément celle qui pourra vous rendre le plus heureux. 

Une autre solution est d’être en colocation avec un adulte actif de 30 à 60 ans. En croissance importante, cette tranche de la population cherche de plus en plus à ce pas habiter seul après une séparation par exemple (avec ou sans enfants). 

Enfin la dernière solution qui a elle aussi beaucoup de succès est de vivre avec une personne de sa propre génération. Les envies sont similaires et les références sont les mêmes. 

Quoi qu’il en soit, quelque soit votre choix, il aura toujours ses avantages et ses inconvénients, mais ne manquera pas de vous permettre un fort enrichissement réciproque.

vivre en colocation senior intergénérationnelle

Concernant le choix de l’appartement pour créer votre colocation senior tout dépend principalement de votre situation actuelle. Si vous souhaitez rester dans l’appartement que vous occupez vous pouvez soit :

– Sous-louer une partie de votre logement, si vous êtes locataire. Mais toujours avec l’accord du propriétaire et en signant un bail de sous-location. 

– Louer une partie de votre logement, si vous êtes propriétaire. En signant ensemble un bail meublé.

– Louer contre service : c’est la mise en disposition d’une partie de votre logement en contrepartie de la réalisation de petits services. Cette pratique est mal encadrée par la loi, mais peut prendre la forme d’un contrat de location ou d’un contrat de travail et dans tous les cas assurez-vous d’avoir un accord écrit de la nature des services, du début et de la fin de l’engagement et du nombre d’heures à effectuer.

Si vous souhaitez changer de lieu de vie pour réécrire une nouvelle page de votre parcours ou parce que vous n’avez pas un logement actuellement suffisamment grand pour accueillir une colocation : dans ce cas, l’idéal est de trouver d’abord la bonne personne, puis de chercher ensemble votre nouveau lieu de vie selon vos contraintes géographiques et budgétaires. Vous pouvez également envisager d’acheter ensemble un logement, mais il est recommandé d’avoir déjà vécu ensemble en location dans un premier temps. 

Si cet exercice vous semble difficile à faire seul : inscrivez-vous à notre newsletter plus bas, pour recevoir notre livre de la colocation et intégrer la communauté Easy Sweet Home. Nous vous aiderons à rencontrer les personnes qui vous correspondent.

Et si vous hésitez toujours ?

Voici un témoignage sur la Colocation sénior (source)

Sabine : J’y pense depuis quelques années à cette sorte de cohabitation/colocation, je trouve que c’est une très bonne chose pour l’aspect financier, l’entre-aide, moins de solitude, etc… Mais faut-il encore rencontrer des “vieux” ayant une personnalité ouverte, intelligente et désirant le même projet pour leurs vieux jours et qui croient vraiment “qu’on n’emmène rien au Paradis, ni en Enfer”. Je crois que le point le plus difficile est de trouver les “bons” colocataires ! Car nous ne sommes pas éduqués, ni préparés culturellement à ce genre de colocation. Mais il faut encourager cette idée, car elle est super. Moi, 60 ans, j’espère pouvoir le faire.